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 L’attaque cérébrale

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amadvil

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MessageSujet: L’attaque cérébrale   Jeu 4 Juin - 20:46

L’attaque cérébrale
Attaque cérébrale (du cerveau) dont l'origine est vasculaire et qui évolue en quelques heures, voire quelques minutes, vers une pathologie neurologique plus ou moins importante, avec néanmoins une possibilité de régression. Cet accident neurologique présente une durée supérieure à 24 h. Le problème vasculaire en cause est soit un ramollissement cérébral, soit une hémorragie cérébrale ou des méninges.



Introduction
Cérébrale, attaque, lésion du cerveau due à un ralentissement du flux sanguin ou à une hémorragie ; les parties du cerveau privées de sang se détériorent rapidement et meurent, provoquant, par exemple, une paralysie des membres ou des organes contrôlés par les zones cérébrales affectées.
La plupart des attaques cérébrales sont associés à une hypertension artérielle ou à l’athérosclérose.
Définition de l’attaque cérébrale
Les artères, les vaisseaux sanguins assurent le transport du sang et de l’oxygène vers tous les tissus (cœur, rein, cerveau…) du corps humain. Comme pour les autres tissus, l’oxygène est indispensable à notre cerveau.
Si un vaisseau qui se dirige vers le cerveau est bouché ou se rompt, une partie du cerveau reçoit alors trop peu de sang et d’oxygène.
Le manque d’oxygène entraîne le tissu cérébral concerné à se nécroser (mourir), c’est ce qu’on appelle une attaque cérébrale ou accident vasculaire cérébral (AVC).
Si le sang arrive en moins grande quantité (par rapport à une situation normale), le tissu concerné ne meurt

pas mais, cela provoque des troubles temporaires au niveau du cerveau. C’est ce qu’on appelle une mini attaque cérébrale ou attaque ischémique transitoire.
Les symptômes de l’attaque cérébrale
Six signes caractéristiques peuvent survenir (pas nécessairement tous) :
1. perte de la force d'un bras, d'une jambe, de la moitié de la face ou de la totalité d'un côté du corps (hémiplégie) ; on observe fréquemment une déviation de la bouche ;
2. perte de la sensibilité d'un bras, d'une jambe, de la face ou de tout le côté d'un corps ;
3. difficulté soudaine à trouver les mots ou à les exprimer : les phrases ou les mots sont incompréhensibles (aphasie) ; difficulté soudaine à parler, à bouger la langue, impossibilité d'avaler la salive.
4. trouble soudain de l'équilibre et de la marche, qui peut conduire à la chute ;
5. perte soudaine de la vision d'un œil ; diplopie ou vision trouble. Cette vision troublée peut apparaître 12 heures avant l'attaque cérébrale, pendant quelques minutes, puis disparaître. Éblouissement, (impossibilité d'ouvrir les yeux à la lumière), pupilles inégales et/ou non réactives.
6. maux de tête violents et intenses.

Ils peuvent aussi se traduire, beaucoup plus rarement, par une crise convulsive ou un état de confusion mentale, apparemment isolés.
Ces signes peuvent avoir une autre cause, par exemple une tumeur au cerveau, une intoxication, un œdème cérébral ou un traumatisme crânien. Une des caractéristiques des attaques cérébrales est que ces signes apparaissent de manière soudaine ; cependant, ils sont souvent négligés, minimisés lorsqu'ils sont brefs ; dans certains cas, on peut avoir l'impression que la personne est saoule. Dans les cas les plus graves, la victime perd conscience (coma).
Quelle que soit la cause de ces signes (attaque cérébrale ou autre), il s'agit d'une urgence vitale qui doit être traitée le plus rapidement possible. Il importe donc d'avoir un diagnostic médical immédiat lorsqu'un de ces signes survient, en appelant les urgences médicales. Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importantes (paralysie) voire au décès.
L'attaque cérébrale peut être transitoire avec retour rapide à l'état normal, sans séquelles (c’est-à-dire en moins d'une heure). Le déficit peut être au contraire permanent. On parle alors d’attaque cérébrale constituée.


Mécanismes et formes cliniques
Les attaques cérébrales sont classées en attaques ischémiques et en attaques hémorragiques.
- Les attaques ischémiques sont dues à l'occlusion d'une artère cérébrale ou à destination cérébrale (carotides ou artères vertébrales). Elle entraîne un infarctus cérébral (appelé également ramollissement cérébral). Le mécanisme de cette occlusion est le plus souvent soit un athérome obstructif, soit un caillot (de formation locale ou par embolie, dans ce cas, le plus souvent d'origine cardiaque), mais d'autres causes peuvent exister : déchirure de la paroi de l'artère (dissection), compression par une tumeur. Le déficit concerne un territoire bien défini du cerveau : il est dit systématisé.
Le ramollissement cérébral d'origine ischémique peut se compliquer secondairement d'un saignement au niveau de la lésion : on parle alors de ramollissement hémorragique.
- Les attaques hémorragiques sont en rapport avec la rupture d'un vaisseau pathologique. Il existe différentes étiologies, le plus fréquente étant une atteinte dégénérative des petites artères perforantes. La rupture d'un anévrisme artériel au sein des espaces sous-arachnoïdiens provoque une hémorragie méningée, éventuellement associée à une inondation ventriculaire ou à un hématome intraparenchymateux.
L'hématome se forme rapidement, donnant des signes neurologiques focaux d'apparition brutale en rapport avec les structures détruites ou comprimées par la lésion. Par ailleurs il se constitue un œdème autour de l'hématome, qui aggrave la compression du cerveau dans la boîte crânienne, entraînant ou aggravant une hypertension intra-crânienne (HTIC). L'hématome peut se rompre dans un ventricule cérébral.
Les différents types d’attaques cérébrales sont :
- L’attaque ischémique constituée, ou infarctus cérébral, est une perte définitive d'une partie du tissu cérébral, avec présence de séquelles neurologiques plus ou moins importantes.
- L’attaque ischémique transitoire est un déficit neurologique régressant totalement en moins de 20 minutes après son apparition.
- L’hémorragie méningée est un accident vasculaire cérébral consécutif à l'irruption massive de sang dans les méninges.
- L’hémorragie intra-cérébrale est une accident cérébrale secondaire à la rupture d'une artère cérébrale au sein du parenchyme, à l'origine d'un hématome dilacérant le tissu cérébral.
- La thrombophlébite cérébrale
- La lacune cérébrale
Les cause de l’attaque cérébrale
Comme nous l’avons mentionné, dans le cas d’une attaque cérébrale ischémique, c’est l’obstruction d’un vaisseau sanguin irriguant le cerveau qui provoque l’accident.
Mais comment le vaisseau sanguin s’obstrue-t-il ?
Notre sang transporte plusieurs types de particules. L’une d’entre elle, nommé cholestérol ("plaque graisseuse") peut se déposer sur les parois des artères et provoquer une calcification du vaisseau en formant une plaque d’arthérome. Quand cette plaque se détache de la paroi, elle est emportée par la circulation sanguine et peut, en arrivant par exemple dans un vaisseau plus petit, provoquer une attaque cérébrale.
Le cholestérol n’est pas seul responsable d’un accident cérébral. Des plaquettes sanguines agglomérées ou des caillots de sang (emboles) peuvent également provoquer une attaque cérébrale (embolie cérébrale)
Les facteurs de risque de l’attaque cérébrale
Les facteurs de risque non contrôlables sont : l’âge, le sexe, les antécédents familiaux.
Les facteurs de risque contrôlables par une bonne hygiène de vie ou par des médicaments sont : l’hypertension artérielle, le taux élevé de cholestérol, le diabète, le tabagisme, la sédentarité, …
Le pronostic de l’attaque cérébrale
Une attaque cérébrale est grave et peut s’accompagner d’un coma ou d’une immobilité et est irréversible. En outre, les attaques cérébrales peuvent entraîner une dépression ou une incapacité de maîtriser ses sentiments.
L’attaque cérébrale peut provoquer un œdème (gonflement) dans le cerveau ce qui est dangereux sachant que la boîte crânienne n’est pas extensible. Cet œdème provoque une compression sur le cerveau et l’endommage plus encore.
Pour la personne victime d’une attaque cérébrale, chaque heure compte. Plus vite elle arrive à l’hôpital, meilleures sont ses chances de rétablissement.
«Nous disposons de médicaments spécialisés, les thrombolytiques, qui, s’ils sont administrés dans les trois heures de l’attaque cérébrale, peuvent rétablir l’afflux du sang vers les parties affectées du cerveau», dit le Dr Riopelle, directeur du département de Neurologie et de Neurochirurgie du CUSM. «Chaque cellule cérébrale que nous sauvons représente un obstacle de moins à franchir pour le patient.»
L’attaque cérébrale tue. Après une attaque cérébrale, 6% des malades décèdent dans les 24 heures qui suivent. Un tiers (29%) meurt durant le premier mois, et près de la moitié (47%) sont décédés à 1 an. Après 1 an, la moitié des femmes qui ont eu un attaque cérébrale sont décédées pour 44% des hommes. Le taux de mortalité augmente avec l’âge et dépasse les 50% chez les malades âgés de plus de 80 ans. En extrapolant ces chiffres selon l’incidence pour l’ensemble de la population, les attaque cérébrale sont responsables de près de 9.000 décès chaque année (environ 4.000 hommes et 5.000 femmes). Les hommes meurent plus souvent d’un infarctus du myocarde que d’un attaque cérébrale et l’inverse est observé chez les femmes. Les attaques cérébrales hémorragiques sont plus souvent fatal que les attaques cérébrales ischémiques, avec respectivement 74% et 40% de décès à 1 an.
L’attaque cérébrale blesse. On estime qu’environ 30% des patients après une attaque cérébrale restent handicapés et dépendent de l’aide des proches. En outre, après une attaque cérébrale, 25 à 50 % des patients souffrent d’une dépression et une démence vasculaire se développe chez 25 % des patients âgés de plus de 65 ans.
Ces chiffres impressionnants doivent conduire impérativement à une identification précoce des facteurs de risque et une optimalisation des traitements de prévention primaire et secondaire.
Comment prévenir l’attaque cérébrale et réduire au maximum le risque ?
- Faites régulièrement mesurer votre tension artérielle.
- Suivez le traitement prescrit si vous avez de l’hypertension.
- Faites régulièrement contrôler votre taux de sucre et de cholestérol.
Arrêter de fumer.
- Modérez votre consommation d’alcool.
- Faites de l’exercice.
- Manges sain.
- Consultez votre médecin en cas de battement cardiaques irréguliers ou de palpitations cardiaques.

Conclusion

Les attaques cérébrales constituent la principale cause d’invalidité et une importante cause de mortalité. Chez les patients hypertendus, les attaques cérébrales sont en fait plus fréquentes que les infarctus du myocarde. Le risque d’attaque cérébrale augmente également avec l’âge. La problématique des ces derniers et de leur prévention est également un problème démographique du fait du vieillissement de la population.
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Tinhinane
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MessageSujet: Re: L’attaque cérébrale   Mer 1 Juil - 17:41

très intéressantes les informations ,

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L’attaque cérébrale
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