AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion



Partagez | 
 

 Tabac et cancer de la vessie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
souadhir



Féminin Nombre de messages : 30
Age : 36
université de : es senia
filiere : biochimie
année : 2004
tu est : system CLASSIC
Points : 130
Réputation : 0
Date d'inscription : 12/02/2010

MessageSujet: Tabac et cancer de la vessie   Ven 12 Fév - 21:29

Le tabac est responsable de plus de la moitié des cancers de la vessie. Ce constat a une conséquence en termes de dépistage des cancers : il est utile de faire régulièrement un frottis urinaire à partir de 50 ans quand on a été fumeur. Ce frottis consiste en la recherche de cellules tumorales dans le premier jet urinaire du matin. Il faut s'en souvenir pour le demander à son médecin car ce n'est pas encore entré dans les habitudes…
Cela fait une bonne raison de plus pour arrêter de fumer !
Tabac et incontinence urinaire
Une autre raison liée à l'effet direct du tabac sur la vessie peut être encore plus motivante : le tabagisme augmente de 34% l'incontinence urinaire sévère ! Ce risque se rajoute aux autres facteurs favorisant l'installation d'une incontinence : l'âge, le poids trop élevé, le nombre des grossesses. Ce risque est important à connaître car l'incontinence urinaire est vraiment une grande source de moments gâchés : l'activité physique est moins possible, la sexualité en prend un coup, etc.
Une incontinence urinaire qui s'installe tôt
Cette notion d'incontinence urinaire liée au tabac est nouvelle. Ce qui est surtout frappant dans la grande étude qui a permis de le découvrir, c'est que sur les 83.000 infirmières suivies, 43% ont signalé au moins un épisode mensuel d'incontinence, alors que leur âge variait de 37 à 54 ans seulement…

Autrement dit, ce n'est pas un problème pour plus tard, mais bien un problème pour demain. À quand la mention sur les paquets de tabac : ' le tabac est responsable de cancers de la vessie et d'incontinence urinaire précoce ' ? Cela nous semble au moins aussi important que les autres messages !
Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé
11/04/2006
Danfoth KN. Risk factors for urinary incontinence among middle-aged women. Am J Obstet Gynecol. 2006 Feb;194(2):339-45.
Cancer de la vessie : en augmentation, surtout chez les fumeuses !
Le cancer de la vessie est en constante augmentation dans les pays industrialisés. Les hommes sont les plus touchés, mais le taux de mortalité ne cesse de s’élever chez les femmes depuis 1985. Le tabagisme en représente la principale cause.
Sensible aux facteurs environnementaux et alimentaires, le cancer de la vessie touche les hommes et les femmes à partir de 30 ans. Les hommes sont trois fois plus touchés, mais depuis 1985, la mortalité chez les femmes est en nette augmentation. Ce phénomène est attribué à la hausse du tabagisme féminin.
Un paquet par jour double le risque
L’intoxication tabagique est responsable de 50% des cancers de la vessie chez l’homme et de 31% chez la femme. Un paquet par jour multiplie par deux le risque d’être atteint d’un tel cancer.
Deux paquets le multiplient par trois. Entre 7 et 10 ans d’abstinence sont nécessaires pour retrouver un risque proche de celui d’un non fumeur. L’exposition professionnelle aux dérivés aminés et nitrés des hydrocarbures (tabagisme passif) représente également un important facteur de risque (entre 20 et 25% des cancers de la vessie). Deux ans d’exposition suffisent à induire un cancer 40 à 50 ans plus tard. L’irradiation pelvienne pour cancer du col utérin et cancer de la prostate peuvent aussi augmenter le risque de cancer de la vessie.

L’hématurie : le signal d’alarme Toute hématurie, sans être spécifique au cancer de la vessie, doit faire suspecter une tumeur. Et comme toute lésion cancéreuse, la guérison dépend de la précocité du dépistage.
Le brocoli: le chouchou de la vessie!
Des composés du brocoli pourraient prévenir le cancer de la vessie et même ralentir son évolution. Une plante de plus dans le jardin des alicaments, ces aliments qui nourrissent et préviennent ou soignent à la fois.
Deux fois par semaine au menu
Manger deux portions ou davantage de brocoli par semaine réduit de 44% le risque de développer un cancer de la vessie. En outre, il est avéré que les populations (en Asie notamment) friandes de chou sous toutes ses formes sont moins touchées par ce type de cancer.
Les isothiocyanates en action
Forts de cette constatation concluant une étude antérieure sur le sujet, des chercheurs de l'Ohio State University aux Etats-Unis ont cherché à déterminer quels composés du brocoli pourraient prévenir ou freiner le développement des cellules cancéreuses. C'est ainsi qu'ils ont isolé deux substances chimiques : les glucosinolates, présents naturellement dans les légumes croquants de la famille des crucifères, et les isothiocyanates, issus des glucosinolates après masticage et digestion. Ils ont ensuite testé en laboratoire la capacité de ces deux composés à stopper la prolifération des cellules cancéreuses de la vessie. Ils ont ainsi découvert que les isothiocyanates étaient capables d'arrêter la croissance des formes même les plus virulentes de cellules cancéreuses.
Un chou peut en cacher un autre
Même si ce sont les jeunes pousses de brocoli qui contiennent les plus fortes teneurs en glucosinolates, la consommation des bouquets à maturité est tout bénéfice pour la santé. Les scientifiques vont maintenant s'atteler à décomposer le mécanisme de cet effet bénéfique, à préciser la quantité de brocoli efficace et à étudier les autres composés intéressants pour la santé que renferme le brocoli.
Cette étude américaine suggère également que d'autres crucifères, comme le chou, les choux de Bruxelles et le chou-fleur, contiendraient aussi des composés anticancérigènes.
Et si boire beaucoup évitait le cancer de la vessie?


Entendons-nous bien: il s'agit de boire beaucoup, mais de l'eau! Faire travailler sa vessie permettrait d'éliminer les substances cancérigènes qui ont tendance à s'y accumuler. Cette hypothèse vient d'être testée: plus on boit, plus on réduit son risque de cancer de la vessie. Une idée intéressante pour les fumeurs, ex-fumeurs et autres personnes à risque


Un cancer rare mais qui progresse

Le cancer de la vessie est peu connu. Il faut dire qu'il est, heureusement, assez rare, mais c'est quand même le 2e cancer des voies urinaires après la prostate et sa fréquence tend à augmenter. Par ailleurs, il existe des populations plus à risque que d'autres. C'est le cas des fumeurs (et bientôt des fumeuses en raison de la progression du tabagisme féminin) mais aussi de certaines personnes exposées professionnellement à des produits chimiques, particulièrement les amines aromatiques employées dans l'industrie du caoutchouc, de l'aluminium et dans l'industrie textile. Les personnes ayant des antécédents familiaux, c'est-à-dire dont la mère, le père, un frère ou une sœur ont eu un cancer de la vessie, ont également un plus haut risque de développer ce cancer.
Comment se forme un cancer de la vessie?

Le processus est très simple. Dans le cas des fumeurs, nombre des substances toxiques inhalées sont éliminées dans les urines. Comme celles-ci sont stockées dans la vessie, les substances dangereuses y séjournent aussi, et finissent dans certains cas par provoquer la transformation des cellules de la vessie en cellules cancéreuses. Dans les autres cas, la formation de cellules cancéreuses est induite par des mutations dans la structure génétique (ADN) passant de génération en génération (pour les cancers héréditaires) ou provoquée par les substances chimiques (pour les cas d'exposition à des polluants ou à des substances professionnelles dangereuses).

On peut ainsi logiquement se demander si l'augmentation du volume urinaire ne faciliterait pas l'évacuation des substances cancérogènes qui tendent à s'accumuler dans la vessie. Pour parler très simplement, plus on fait pipi, mieux on éliminera les éléments dangereux de notre corps.
Boire beaucoup peut diviser le risque de cancer de la vessie de plus de la moitié

Afin de confirmer une telle hypothèse, une étude a été menée en Espagne sur près de 400 personnes atteintes d'un cancer de la vessie, comparées à des sujets témoins. Ont été recueillies pour chacun des sujets, la qualité et la quantité d'eau consommée quotidiennement. En moyenne, les participants avaient un apport de 0,7 litre par jour. Indépendamment de tout autre facteur, ceux qui buvaient le plus par rapport à ceux qui buvaient le moins, voyaient leur risque de développer un cancer de la vessie diminué de 39%. Si l'on compare maintenant ceux qui buvaient plus de 1,4 litre à ceux qui n'en buvaient que 0,4 litre, les premiers avaient une réduction de 53% du risque de souffrir d'un cancer de la vessie, et ce, quelle que soit la qualité des eaux consommées.

En conclusion, pour minimiser leur sur-risque de cancer de la vessie, on peut recommander aux personnes à risque d'augmenter leur volume de boisson à 1 litre et demi minimum. Et d'arrêter de fumer, naturellement...
Revenir en haut Aller en bas
miley
superviseurs
superviseurs
avatar

. :
Féminin Nombre de messages : 1189
Age : 27
université de : constantine
filiere : sciences de la nature et de la vie
année : M2
Points : 1380
Réputation : 51
Date d'inscription : 28/12/2008

MessageSujet: Re: Tabac et cancer de la vessie   Ven 12 Fév - 21:34

merci souadhir pour ces infos
Revenir en haut Aller en bas
 
Tabac et cancer de la vessie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BATNA-BIOLOGIE :: forum générale :: CULTURE GENERALE-
Sauter vers: